Fédération Mycologique de l'Est
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Les régions naturelles de Franche-Comté

 

1 – Les Vosges comtoises

            Elles correspondent à la zone la plus méridionale du versant alsacien du massif vosgien. Le sol est constitué essentiellement de granites et de roches vulcano-sédimentaires. Du Ballon d'Alsace qui culmine à 1247 mètres, jusqu'à la plaine d'Alsace, en passant par la Planche des Belles Filles, cet ensemble offre de montagnes en vallées encaissées une nature magnifiquement préservée. De grands versants forestiers se recoupent par des crêtes adoucies rehaussées par les fameux "ballons". L’occupation du sol est le fait d’une forêt mixte où sapins et hêtres se mélangent. Sur les crêtes sommitales les plus exposées, la forêt cède la place aux pelouses d’altitude, formation semi-naturelle dévolue traditionnellement à l’alpage. Vers l'ouest, le plateau des Mille Étangs, façonné par les glaciers quaternaires, laisse place à un paysage de forêts, de landes, d'étangs et de tourbières. Cet ensemble unique en Franche-Comté comporte des myriades de plans d'eau dont la présence est liée à l'imperméabilité d'un sous-sol en grande partie cristallin et gréseux.

2 – La Dépression sous-vosgienne

            Formée de plateaux et de collines au relief modéré, cette région est caractéristique des bordures de massifs anciens. Les roches du socle sont remplacées par des couches sédimentaires périphériques plus récentes qui génèrent des sols gréseux, marneux, marno-calcaires et calcaires. La dépression est fragmentée en plusieurs bassins : Saint-Loup, Luxeuil et Champagney, tandis que les extrémités est et ouest comportent de larges zones composées d'alluvions siliceuses d'apport vosgien.

3 – Le Dôme sous-vosgien du Chérimont

            Cette unité doit son nom aux roches primaires qui ont été déformées en dôme en définissant un petit massif bien distinct du reste de la bordure. A une échelle plus réduite, on retrouve ici la plupart des caractéristiques du paysage montagnard vosgien : un système de crêtes et de versants couverts de forêts, séparés par un réseau très ramifié de vallées.

4 – La Vôge

            Les plateaux de la Vôge développent les premiers reliefs du système vosgien, moins abrupts que ceux de la retombée orientale au-dessus de l'Alsace. Les fractures anciennes et profondes de la roche influent directement sur la topographie, et les vallées, en s'encaissant, séparent des blocs massifs couverts de forêts comme celles de Darney ou de Selles-Passavant.

5 – Le Pays d'Amance

            Formée du haut bassin de la Saône, cette région s'étend de l'Amance à la dépression de Luxeuil-Saint-Loup. Un réseau de petites rivières, dont le plancher alluvial s'élargit, converge vers la Saône. L'orientation ancienne de l'agriculture vers l'élevage renforce la singularité de cette zone, dont les prairies l'emportent sur les forêts dans leur emprise au sol.

6 – Le Plateau calcaire de l'ouest

            Amorçant le plateau de Langres, cette unité forme un ensemble assez homogène, à l'exception de quelques blocs rocheux, tel Morey qui s'élève en belvédère. Plusieurs vallées bien marquées par des versants nets et un fond plat laissent parfois la vigne s'implanter sur les rebords.

7 – La Basse Vallée de la Saône

            En aval de Port-sur-Saône, la vallée est épanouie par les nombreux méandres de la rivière. De nombreux villages se sont installés dans la plaine alluviale propice aux cultures, de part et d'autre du tracé sinueux de la Saône.

8 – La Plaine de Gray

            Gray donne son nom à une unité encadrée au sud par la retombée des plateaux et au nord par le Val de Saône. La topographie est ici très adoucie, elle se résout en un moutonnement de collines surbaissées, séparées par un chevelu de petits vallons drainés. La forêt s'organise en massifs compacts et les espaces cultivés occupent une place relativement réduite.

9 – Les Plateaux calcaires centraux

            Cette région forme un grand ensemble à topographie tabulaire qui barre le département de la Haute-Saône. De nombreux replis et vallons s'appuient sur des failles disloquant le bâti rocheux pour faire apparaître les marnes sous-jacentes. Le contact atténué avec la vallée de l'Ognon au sud-est s'oppose à la bordure nord bien marquée par un dénivelé qui atteint cent mètres par endroit. C'est le cas par exemple au nord-est de Vesoul où s'élève une petite chaîne de collines assez abruptes dont l'une d'elles, appelée le Sabot-de-Frotey, se termine par une crête rocheuse sculptée par l'érosion.

10 – Avant-Plateau d'Héricourt et zone de Belfort

            Cette région où Vosges et Jura se rejoignent marque la retombée nord du croissant jurassien. C’est une zone de transition entre le système vosgien, représenté par le Salbert au nord, et le système jurassien dont le premier élément de plateau prend place ici et se prolonge au sud vers Héricourt et Montbéliard. L’unité est composée d'un ensemble varié de collines dont les altitudes s' échelonnent de 300 à 500 mètres et qui s'étirent jusque dans la trouée de Belfort. A l’ouest de cette ville, les structures paysagères restent dans la continuité de celles de la Haute-Saône.

11 – Le Sundgau

            Constituant en grande partie le sud du Territoire de Belfort et du Haut-Rhin, cette unité à topographie molle appartient à l'extrémité méridionale de la plaine alsacienne. Les altitudes sont comprises entre 400 et 500 mètres, et le sol est constitué de marnes et de schistes recouverts d'une importante nappe d'alluvions à galets siliceux, les cailloutis du Sundgau. Des dépôts pulvérulents d'origine éolienne, souvent décalcifiés, recouvrent les cailloutis, donnant un caractère particulier à cette zone. L'imperméabilité du sous-sol explique la présence de nombreux étangs qui ponctuent la région et de belles forêts de feuillus souvent dominées par le chêne.

12 – La vallée de l'Ognon

            Entre Lure et Villersexel, l'Ognon est surtout bordé de grosses masses forestières et le plancher alluvial, constitué de dépôts glacières d'origine vosgienne, est assez large. Plus en aval, la rivière garde un calibre important que souligne son remplissage alluvial en terrasses, et ses berges sont occupées par des prairies et des zones de culture. Aux limites de la Côte d'Or et du Jura, la vallée s'épanouit aux abords de sa confluence avec la Saône, tandis que les prairies et surtout les cultures dominent dans l'occupation du sol.

13 – Avant-Monts et Avant-Plateaux

            Cette unité est composée de collines et plateaux calcaires dont les altitudes s'échelonnent de 300 à 550 mètres. Sillonnés par de belles vallées fertiles, les Avant-Monts sont dotés d'une couverture sylvatique importante formée en grande partie par des forêts de feuillus mélangés.

14 – Le Bas-Pays

            Ainsi désigné par l'usage local, le Pays de Montbéliard offre des paysages de vertes prairies et de collines boisées. Il est limité au sud par la chaîne du Lomont et fait place vers l'est au golfe du Sundgau. Venant du sud, au débouché de la cluse du Lomont, le Doubs occupe une vallée qui s'élargit aux dépens des plateaux encadrants, jusqu'à sa confluence avec l'Allan. Située aux confins des Vosges et du Jura, dans le prolongement de la plaine alsacienne, cette région est un véritable carrefour géologique où calcaire et silice se côtoient.

15 – La Plaine doloise

            Traversé par le Doubs, le pays dolois est limité au nord par l'Ognon et au sud par la vallée de la Loue. Son relief atténué est marqué par deux massifs forestiers : la forêt de Chaux, tout d'abord, située sur une nappe de cailloutis anciens, et qui avec ses 20000 hectares est l'une des plus importante de France; le  massif de la Serre ensuite, situé au nord de Dole, et qui marque un relais entre le Morvan et les Vosges car  formé de roches cristallines. Vers l'ouest, quelques alignements de collines prolongent la frange des Avant-Monts.

16 – Le Finage et le Val d'Amour

            Cette petite région naturelle, qui jouxte la forêt de Chaux  au sud-est de Dole, est dotée d'une identité paysagère bien distincte, en dépit d'une faible incision dans la topographie environnante. En effet, des premiers reliefs du vignoble jusqu’à son confluent avec le Doubs, la Loue au tracé sinueux parcourt un paysage découvert où les parcelles agricoles occupent l'essentiel du plancher alluvial. D’Arc-et-Senans à Molay, en passant par Mont-sous-Vaudrey, elle traverse des paysages dont la douceur et la beauté calme sont évoqués dans le nom de « Val d’Amour ».

17 – La Bresse comtoise

            Reprenant les principales caractéristiques de la Bresse bourguignonne, cette région présente un relief peu vallonné, composé d’une multitude d’étangs associés à la forêt. Seule la vallée de la Seille constitue une coupure très nette.

18 – La Bordure jurassienne

            Cette bordure  marque la retombée de l’arc jurassien et se raccorde au sud avec la plaine par le Revermont et le vignoble. La ligne de contact est profondément incisée par des reculées dont les plus connues sont situées au voisinage de Lons-le-Saunier, Poligny et Arbois, et portent les noms de creux de Revigny, Culée-de-Vaux et  reculée des Planches. Vers le nord la bordure présente des alignements de chaînons, les faisceaux, dans lesquels le Doubs et la Loue coulent sur une partie de leur cours. Tout à fait au nord-est, il ne subsiste qu’une unique échine montagneuse, le Lomont.

19 – Le Premier Plateau

            Cette unité, dont l’altitude varie de 600 à 800 mètres du sud vers le nord, s’étend de la chaîne du Lomont à la vallée de la loue, puis se prolonge vers le sud jusqu’à la reculée de Baume-les-Messieurs. La dalle calcaire est marquée par la diversité des formes de dissolution karstique superficielles : dolines, vallons aveugles, lapiaz, gouffres...La partie sud de ce plateau incliné est recouverte par de vastes forêts où le chêne et le charme règnent en maître, puis on trouve plus au nord des forêts mélangées de chênes, hêtres et charmes, tandis qu’à l’approche de la chaîne du Lomont, la hêtraie-sapinière domine. Ce passage progressif d’une végétation de type collinéen à une végétation de type montagnard est due en grande partie à l’inclinaison de ce plateau.

20 – Les Gorges du Doubs

            De Villers-le-Lac à Goumois, le Doubs s’enfonce dans des gorges  qui marquent sur 30 kilomètres la frontière entre la France et la Suisse. C’est une vallée profonde dont les versants escarpés se redressent en surplomb par endroit et forment de véritables défilés tandis que la pente de la rivière s’accélère : des sites singuliers jalonnent ces gorges, tels le lac de Biaufond, le belvédère de la Cendrée et la vallée de la Mort. Dans ce dernier site, le Doubs est encadré par une série d’à-pics impressionnants, couverts de sapins et d’épicéas.

21 – La Vallée du Dessoubre

            Le Dessoubre prend sa source au cirque de Consolation et s’étire sur 34 kilomètres avant de mêler ses eaux à celles du Doubs à Saint-Hippolyte. La vallée formée par le cours d’eau  sépare au nord le premier plateau du second et se caractérise par des versants à la structure régulière due à la disposition tabulaire du bâti rocheux. Cette région a conservé son caractère relativement sauvage du fait d’un faible niveau d’urbanisation et de la protection de la faune et de la flore dans le cirque de Consolation.

22 – L’Ensemble Loue-Lison

            Cette unité forme une partie des paysages les plus remarquables de Franche-Comté. Elle abonde en effet en falaises et corniches calcaires, en grands pans d’éboulis plus ou moins fixés par la végétation, en cours d’eau pittoresques. De nombreuses reculées constituent l’une des principales attractions naturalistes de cette région en contribuant largement à la biodiversité. Le vallon de Valbois, près de Cléron, en est un exemple frappant, en présentant un contraste saisissant entre la végétation à caractère méditerranéen des corniches bien exposées et celle à caractère montagnard du fond de vallon et des versants ombragés.

23 – La Petite Montagne

            La région ainsi nommée est caractérisée par un paysage compartimenté fait de combes effilées, séparées par des rides étroites et boisées, du fait que les couches calcaires et marneuses qui composent cette unité ont été affectées par le jeu de plis et de failles nord-sud. Les parties basses, traditionnellement dévolues à la prairie et à la polyculture, tendent à être gagnées par la friche ou le reboisement.

24 – Le Second Plateau

            S'étirant sur toute la longueur du Jura comtois, cette unité à la topographie imparfaitement plane est accidentée de rides alignées qui, comme la montagne de Gilley ou les chaînons du faisceau de Syam, préfigurent les plissements de la haute-chaîne. Bien épanoui au nord, entre Doubs et Dessoubre, ce plateau calcaire se fragmente et se resserre vers le sud par la combe et la vallée de l'Ain. Avec des altitudes comprises entre 800 et 950 mètres, il est sans doute le domaine de nos plus beaux massifs forestiers : forêts de la Joux, de Levier et de Frasne, forêt du Russey. Le sapin et l'épicéa s'y partagent la majeure partie de la surface, mais le hêtre est toujours là tandis que l'érable et le frêne sont des compagnons dispersés. La région est parsemées de tourbières acides, comme celles des environs du Russey et de Frasne qui font partie des plus belles de France. Ces milieux sont de véritables reliques glacières d'une richesse inestimable sur le plan botanique.

25 – Le Jura plissé des Grands Vaux

            Cette unité constitue le premier palier de la haute chaîne. Les bas-fonds portent encore la trace de leur passé glacière sous forme de lacs et de tourbières tandis que la hêtraie-sapinière se développe largement sur les monts encadrants. Parmi les sites les plus remarquables de cette région figurent Mouthe et Remoray, qui comportent des forêts, des prairies d'alpage, des lacs et des tourbières d'une très grande richesse. Situé près de la source du Doubs et dans une des zones les plus froides de France, le village de Mouthe est établi dans une combe bordée de crêtes boisées, dans un paysage de tourbières et de forêts telles que celles du Risol et du Noirmont. Quant au lac de Remoray, classé réserve naturelle depuis 1980, il est caractérisé par la juxtaposition de milieux différents – lac, tourbière, marais, prairies, forêts et gravière- où vivent de nombreuses espèces végétales et animales.

26 – Jura plissé des grands Monts

            Ce pays de sommets élevés et de vallées profondes recèle des sapinières qui figurent parmi les plus belles d'Europe. On y découvre aussi des lacs, des torrents et des rivières qui ont taillé des gorges parfois spectaculaires. Les monts comportent un sommet plan où se développe un paysage typique de pré-bois consacré à l'alpage. Parmi les nombreux sites remarquables de cette région, citons tout d'abord la station des Rousses qui offre aux skieurs un domaine remarquable situé au sein du parc naturel du haut-Jura, entre 1120 et 1680 mètres d'altitude. Ensuite la ville de Saint-Claude, bâtie au fond d'un profond ravin, et qui est cernée de tous côté par la montagne à laquelle elle s'agrippe. Enfin, le Mont d'Or qui culmine à 1460 mètres, et qui offre un magnifique panorama sur ses cousins de la chaîne des Alpes tandis que sa falaise impressionnante plonge vers la vallée, près de 600 mètres plus bas, au fond de la cluse de Vallorbe.

 

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